Le grand troupeau

Télécharger Le grand troupeau PDF Livre - Le grand troupeau descend de l'alpage dans un nuage de poussière rousse, à âcre odeur de laine, de sueur et de terre foulée. Brebis et agneaux épuisés meurent au revers du .fossé sans que le berger de tête ralentisse, sans que la coulée du fleuve laineux interrompe son rythme haletant. Pourquoi cette hâte du vieux Thomas à revenir en plaine, alors que l'été grille encore les pentes de la montagne? En ce mois d'août 1914, les hommes sont déjà partis avec leurs chevau...
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Details of Le grand troupeau
| Book's Title | Le grand troupeau |
| Author | Jean Giono |
| ISBN-10 | 2070367606 |
| Publication's Date | 09/05/1972 |
| Category | Roman |
| Tags | |
| Customer's Rating | 3.99 stars of 5 from 187 Readers |
| Filename | le-grand-troupeau.pdf |
| Filesize | 18.4 MB (current server's speed is 26.02 Mbps |
Besides Le grand troupeau, Jean Giono also write another book such as Voyage au bout de la nuit, A l'Ouest rien de nouveau, Un long dimanche de fiançailles, Les âmes grises, Le Collier rouge, Un long dimanche de fiançailles, Le Feu (journal d'une escoua.., Ceux de 14, Les âmes grises, Les Croix de bois, La main coupée, Le Hussard sur le toit, Un roi sans divertissement, La trilogie de Pan (3) Regain, L'homme qui plantait des arb.., La trilogie de Pan (1) Colli.., Que ma joie demeure
Depuis quelques mois j'ai lu plusieurs des livres de Nicole Lombard et ses références à Giono sont permanentes, elles donnent nécessairement envie de le lire ou le relire.Le Grand troupeau écrit en 1931 est de ces envies là. J'étais un peu sceptique avant ma lecture, mes lectures de Giono antérieures ne cadraient pas bien avec un récit de guerre. Et bien autant pour moi, c'est certainement un des plus beau roman sur la guerre que j'ai lu, avec une approche tellement singulière qu'elle va restée je pense inoubliable pour moi. Août 14, les hommes appelés au combat quittent leurs fermes, leurs champs, leurs femmes et leurs enfants. Joseph marié à Julia est un des premiers à partir, suivra Olivier amoureux de Madeleine. Restent à la ferme pour faire les moissons et les vendanges que deux femmes et un papé. Bientôt les récoltes et le bétail seront aussi réquisitionnés. Bien sûr lors du retour du front rien ne sera simple, amputation, blessure volontaire vont marquées à jamais hommes et femmes. Simple me direz-vous, alors qu'est-ce qui fait de ce roman un très très grand livre ? Tout d'abord un scène d'ouverture absolument fulgurante, un énorme troupeau de moutons traverse vallées et villages avec seulement deux bergers tous les hommes ayant été appelés, et ce troupeau impressionne « tout l'air tremblait et on ne pouvait plus parler », métaphore saisissante des hommes que l'on conduit à la boucherie que sera la guerre. « Parfois, ça devait s'arrêter là-bas, au fond des terres où s'était perdu le berger… L'arrêt remontait le long du troupeau, puis ça repartait avec un premier pas où toutes les bêtes bêlaient de douleur ensemble. »Ensuite Giono va tout au long du roman nous faire passer de l'arrière provençal au champ de bataille mais sans jamais être précis sur les lieux, sur les dates. Ce flou voulu rend le récit atemporel et lui confère une force supplémentaire.Giono le pacifiste ne se perd pas en discours inutiles, ses descriptions du chaos sont bien suffisantes, il nous fait sentir en quelques phrases l'angoisse du soldat, les gestes de Joseph auprès d'un blessé disent tout de la peur, de la douleur. Pas de scènes héroïques, pas de descriptions de bataille. Les hommes seuls importent. La folie guette parfois.Giono peint ce monde rural dévasté par le départ des hommes et les annonces de morts et de blessés. Une scène très forte m'a particulièrement remuée celle d'un hommage rendu, une cérémonie « au corps absent » car l'homme n'a jamais été retrouvé. Les femmes qui vont empoigner le travail des hommes mais qui la nuit venue cherchent dans le lit la marque de l'absent « Elle vint découvrir le grand lit. Il en a tellement l'habitude que la place du Joseph est encore formée et que, dans le blanc des draps, ça fait comme un homme d'ombre couché là ». Il faut être un grand romancier pour parvenir à teinter un tel récit d'éclats de poésie. « Il n'y aurait qu'à ouvrir la fenêtre, tout deviendrait clair. Les amandiers et sur le blé ces ombres rondes comme des pastèques. Et ce vent frais tiré de l'eau. Les tulipes et les hirondelles, ces fleurs d'amandier qui tombent. » Lien : http://asautsetagambades.hau.. + Lire la suite
Le berger prend l’enfant dans ses bras en corbeille. Il souffle sur la bouche du petit. « Le vert de l’herbe », il dit. Il souffle sur l’oreille droite du petit. « Les bruits du monde », il dit. Il souffle sur les yeux du petit. « Le soleil. » « Bélier, viens ici. Souffle sur ce petit homme pour qu’il soit, comme toi, un qui mène, un qui va devant, non pas un qui suit. »
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